innoccus condamnés. 427Si la Dame d’Angladelui survêquit,ce n’est pas qu’elle eûc été traitée avecplus d’humanité. Elle étoit au com-mencement d’une grossesse, lorsqu’ellefut arrêtée , elle se blessa, par la gran-de impression que la frayeur fit sur soneíprit ; cela fut suivi d’une perte desang extraordinaire , qui la conduisitaux portes de la mort, dans le cachotoù elle fut mise. Voici la peinture qu’ona fait de son triste état ; elle n’avoitd’autre consolation que d’avoir auprèsd’elle fa fille , âgée de cinq ans qui luifaisoit sentir un morceau de pain trem-pé dans du vin pour la faire revenirdes faiblesses & des évanoliissemens oùelle tomboit à toute heure. Après qu’el-le eut demandé plusieurs fois un Con-fesseur , on lui eu fit venir un. Dieu laregarda du même ceil, qu’il avoir re-gardé son mari, il lui donna par unegrâce particulière du goût pour les souf-frances^ & de la force & du couragepour les soutenir.
A peine commença-t’elle à se mieuxporter, que ía fille tomba malade. Quiignore que la tendresse maternelle faitsouffrir dans l’amedes maux plus cruelsque ceux que les enfans souffrent dansle corps ì La maladie étoit accompa-