ìnnocan condamnés. 45 jd’Anglade, sous l’autorité d’un Tuteur,intervint & demanda que ces deux Ac-cusés sellent déclarés coupables du volfait au Comte de Mongommery , quela mémoire de ion pere, & de fa mc-re fut justifiée. Elle établit deux pro-positions ; la premiere, qu’il y avoircontre Belestre & Gagnard des preu-ves convaincantes du vol ; la seconde ,qu’ils ne pouvoient point, pour se jus.tifier , opposer l’Arrêt qui avoit con-damné Ion pere & sa mere.
La plainte du Comte de Moneom-mery prouve qu u trouva a ion re-tour les fenêtres & les portes de I’ap-partement où le vol fut fait, fermées& au même état qu’il les avoit laissées :d'où il résulte néceílàirement que levol a été fait avec de fausses clefs. Lesdépositions des T é m oins dans le nou-veau Procès, établissent que Belestrefabriquoit de fausses clefs , qu’il ache-toitdes clefs à la Valée de Misere, &qu’avec des limes il les accommodoit,afin quelles pussent ouvrir les serruresdes chambres où il vouloir entrer ;qu après avoir montré de l’argent à l’undes Témoins , il lui avoit fait voir uneclef, & il lui avoit dit; voilà une clefdorée , qui m’a faît avoir tout cet ar-Tome I, T