de Madame Tic]net. 9
ce, rien ne l’arrêta ;elle parvint à con-naître une ame de boue, un scélératnommé Auguste Cattelain , qui servaitles Etirangers qui arrivaient à Paris ;elle lui donna une groíTe somme , &lui en promit davantage , s’il vouloirêtre le ministre de fa vengeance, entravaillant à la défaire de son mari.Elle gagna son Portier par les mêmesvoies » 8c l’aílôcia dans ce détestablecomplot avec Cattelain. Ils prirent malleurs mesures , & manquèrent leurcoup , un soir que M. Tiquer se retira,quoiqu’ils enflent aposté plusieurs per-sonnes fur son paflage. Cette entre-prise ayant échoué, Madame Tiquertémoigna quelle n’avoit plus le mêmedessein ; elle recommanda au Portier8c à Cattelain en leur donnant encorede 1 argent, d’ensevelir ce projet dansun secret impénétrable, leur représen-tant que leur indiscrétion leur coûte-rait la vie. M. Tiquer qui íoupçon-noit le Portier de favoriser le Sieur deMongeorge , chafla ce domestique , ilgarda lui-même fa clef ; il tenoit faporte fermée dès qu’il étoit nuit, per-sonne ne pouvoir entrer qu’on ne s'a-dressât à lui; quand il sortoit furiesoir, pour rentrer fort tard , il em-
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