de Aiadamt Tiquet. u
d’Aunoy. Quand je dis , répliquaMadame Tiquet, que j’ai vû le Dia-ble , je veux dire , une Devineressefameuse , qui prédit 1 avenir. Quevous a-t-elle prédit, demanda la Com-tesse d’Aunoy ? Rien que de flatteur ,dit Madame Tiquet. Elle m’a assuréque dans deux mois je seroisau des-sus de mes ennemis, & hors d’étacde craindre leur malice , & que je fe-rois parfaitement heureuse : Vousvoie z bien, Madame, ajoûta-t-elle ,que je ne dois pas compter là- dessus ,puisque je ne ferai jamais tranquillependant la vie de M- Tiquet, qui seporte trop bien, pour que je comptesur un fl prompt dénouement.
Comme ce même jour fut celui del’alsassmat de M. Tiquet, ce discoursauroit pû servir de preuve contre elle.Y a-t-il apparence que cette prédictionlui eût été faite précisément ce jour-là ? Ce discours vraisemblablement luiéchappa ; elle bâtit sur le champ cettepetite histoire, qui avoir du rapportau dessein funeste qu’elle rouloit alorsdans fa tête , & qu’elle avoir suspendulong-tems fans y renoncer-, ou peut-être qu’elle voulut rendre une raisonspécieuse du trouble où elle étoit , sur
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