des luges de Mantes.lui qui i les vices contraires. Si fa di-gnité ii spire de la vénération , fa per-sonne frit naître de Phorreur ; pendantqu’on sduë la Robbe extérieurement,on déteste intérieurement celui qui enest revêtu. Il avilit enfin tellement faCharge, que tout élevé qu’il est , onle dégrade intérieurement, & on lemet dans le dernier rang. Si les plusglorieu.es récompenses de la vertufont ducs au parfait Magistrat, le plusprofond mépris est réservé à figno-lant , & le châtiment le plus févéredevroit être destiné au prévaricateur.
Ainsi le penfoit Cambyfe Roi dePerse , qui punit un Juge prévarica-teur , en le faisant écorcher tout vif,& couvrant son Tribunal de sa peau ,sur laquelle il fit asseoir son fils, com-me son successeur, afin que ce terri-ble châtiment étant toujours présent íson esprit, il ne fût pas tenté d’imitecson pere.
On fera fans doute essraïé du châti-ment des Juges de Mantes, qui guidéspar la passion í condamnèrent à mortavec précipitation, & en violant tou-tes ìes formalités , un Gentilhomme,qui dans Tordre judiciaire, devoir êtrerenvoie absous de l’accufadon qu’onlui avoit intentée.