des Juges de Mantes. 179
Monsieur le Procureur du Roi :
Comme on s’eft plaint a moi d'une du-reté extrême qui efl exercée envers unGentilhomme fort avancé en âge , en leretenant dans des cachots pour un sujettrts-mèdiocre ; j’ai cru n y áiant que vousde Partieque vous pourries me rendreun compte exaEl de cette affaire ; c e(l pour-quoi la Présente reçue, vous m informerez,du sujet de fa détention, & de la qualitédes crimes qui vous ont porté a exercerenvers lut une p grande rigueur. II mesemble que pour C intérêt de la Juflice &la sûreté de fa personne , il eut fujf de leretenir dans vos prisons s mais on prétendqu on en veut plûtot d son bien qu à lui-mème , & que cette rigueur extraordinai-re ne tend qu à. !obliger a vendre unepetite Terre qui fait l'objet & ïenvie desOfficiers de la Maréchaussée , ce que je nepuis aisément présumer jusqu k ce que jevous aie entendu ; car on ne peut penserque des Officiers abusent de leur autoritéjusqu k ce point ; cependant je prie Dieuqu il vous tienne en sa sainte garde , &fuis,
Monpeurle Procureur du Roi ,
Votre Confrère & ami ,
H E N N E QJU I N.
H vj