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Tome IV.
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L;o Histoire

peét, contre lequel la voix des crimesqu’on lui imputoit s’clevoit , plûtôr quedeux Magistrats ? Pouvoit-il penser quel’accusé étoit dans cette occasion l’or-gane de la vérité , & ces deux Officiersles organes du mensonge ? Le désir na-turel de prolonger sa vie ne pouvoit-ilpas supposer ce sait dans la bouche de1 accule ? Ne devoit-on pas croire quela vérité fans aucun mélange de passionhumaine , fortuit toute pure de la bou-che des Juges, qu’on avoir lieu de croi-re pénétrés de leurs devoirs r

La Demoiselle des Ferrieres qui de-mande la vengeance de la mort de sonpere, ne doit pas par un motif de cu-pidité adresser ses coups à un Juge quin’est pas Fauteur de la perre qu’elle afaite. Dans le te ms qu’elle implore laJustice , elle ne doit pas unit fes vœuxà ceux de l'injustice , ni suivie les moti-ve mens d’une colere aveugle qui con-fond tout, & ne discerne rien, Sc em-brasse dans son objer fes ennemis Scceux qui ne le font pas , parcequ’ellecraint de ne pas donner atíèz d’éten-due à fa vengeance.

S’il est bien triste & bien doulou-reux d'être obligé de fe laver des fautesd’autrui, il est bien contolant de faste