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bouche ; qu’elle se rendroit indigne dela protection de la Cour , si elle ne pa-roistoit pas auílì occupée de fa ven-geance particulière , que Monsieur leProcureur Général l’étoit de la ven-geance du Public.
Elle ne peut, dit-elle , se plaindre ,sans se donner de nouveau en specta-cle aux dépens de fa pudeur ; mais l’in-jure est trop cruelle pour la pouvoirdistimuler, quelque cher que la plain-te lui coûte. On jugera de l’excès decette injure, puisque pour en deman-der la réparation , il faut qu’elle fasteun récit qui la déshonore de nouveau.
Elle a l’avantage qu’elle ne s’est atti-rée la haine implacable de la Marquis ede Tresnel , que par des qualités quilui ont mérité l’estime des honnêtesgens. Elle n’a pas besoin de la dépein-dre, pour la faire connoître : on jugerafacilement qu’une femme qui pourvenger des injures imaginaires est capa-ble de la noirceur de faction dont elles’est touillée, &z qui dans le tems qu’el-le l’a commise, se repaistoit de sa ven-geance avec tant de satisfaction , en-chérit fur la malignité même. On nepeut pas s’en faire une autre idée. LaDame de Liancour raconte ensuite leTome ! T. Q.