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éstime que le mari est obligé de paierles amendes £k réparations civiles im-polées à fa femme, parce qu’il est deion devoir de la contenir, & qu’il estgarant de fes excès. Son avis est fondélur une disposition singulière de laCoutume c!e Bretagne en l’article612. qui porte que le Mari est obligéde réparer le forfait de sa femme surles biens de la communauté. Mais dansles autres Coutumes il faut attendre ladissolution d u mariage pour prendreles amendes &c les réparations civilesfur la part de la femme.
Au teste on doit regarder le crimede la Marquise comme un crime pu-blic.
Il faut observer préîiminairement,que les peines afïlictives &c infamantesne peuvent être appliquées qu’à la pu-nition des crimes publics, dont le Pro-cureur d u Roi, dépositaire de l’intérètpublic, poursuit la vengeance malgrél’accorddes Parties. Voilà ce qui ca-ractérisé le crime public. Les peinesafïlictives & infamantes font non feu-lement les peines capitales qui empor-tent la mort naturelle , ou les peinesqui emportent la mort civile , commeles Galères, le bannissement à perpé-
Le crimede Ja Mar-quise deTreínel ctìun crimepublic.