Mariage mal assorti.choses délicates, qui font, les égardsque je dois con (et ver encore pour monmari, & la maniéré de traiter des faitsou ridicules, ou scandaleux, dont ilfaut que je parle. Si je prends le tonsérieux, je patentai de mauvaise hu-meur ; on dira que je traite impitoya-blement Monsieur de Kinglin ; si j’écrisavec quelque forte de gaieté, on mereprochera que je raille, Sc que celan’est point en sa place : mais enfincomme, rembarras est égal des deuxcôtés , je crois que je prendrai ce der-nier parti ; à coup lûr il ennuieramoins, Sc j’ai intérêt qu’on lile monMémoire.
t AIT.
Je n’avois que seize ans, loríque j'é-pousai Monsieur Kinglin âgé de lor-raine-cinq , Sc qui étoit aveugle.
Ses richesses, le crédit que lui don-noit fa Charge, éblouirent ma famil-le , qui, fans entrer dans les autresconsidérations, détermina mon obéis-sance.
Je ne trouvai point dans les chaîneshonorables de ce mariage , ce qu’onm’y avoir fait imaginer de douceurs Scde tranquillité.