r /líctriagt mal assorti. 4 ?^î’empoìsonner ; à quoi Monsieur de «Kinglin répondit : je ne lui en dorme-»rai pas le tems;j’affecte de la douceur »pour mieux jouer mon rôle; quand je «-de vrois mourir fur un échafaud, je la »tuerai; ;e ne me soucie point de ce qui »m’en arrivera, pourvu qu’elle meure «8c que ce soit moi qui aïe le plaisir de «la faire expirer ; mais comment ferez- «vous, lui dit fa sœur ? vous êtes aveu- «gle : je ne ferai semblant de rien , je «la prierai de me mener dans mon ca- »biner, je fermerai la porte comme à »l’ordinaire, je la tiendrai fous le bras, »8c je ne la manquerai pas. “
On ne me blâmera point de n'avoirosé dans ces circonstances retournerchez mon mari, je demeurai où j’étois,fort embarraísée du parti que je devoisprendre. Après y avoir donné quelques-momens de réflexion > je sentis com-bien il m’importoit que cette déposi-tion fût faite en présence de quelqu’undont le témoignage eût de l’autorité ydans ce dessein j’envoïai prier Mon-sieur de Chavigny Gouverneur deColmar, de me venir voir pour uneaffaire pressante : il vint, & la ser-vante lui répéta dans les termes queî’ai emploies, le récit de ce complot