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Tome IV.
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& un Procureur âu Roi. 477tienne tous les huit jours ; car suppo-íant qu’il n’y eût point allez d’aftairespour remplir une audience de deuxheures, ou si l’on veut, d’une heure :diíons plus, en supposant qu’il n'y eûtqu’une leule Cause , saudroit il en dif-férer l’expédition jusqu’à ce qu’il y eneût un plus grand nombre ? Que de-viendroient l’exacfrtude & la diligen-ce si formellement ordonnés par lesLoix divines & humaines ì Sied-t-il auSieur Baillis de nous refuser un^ assi-duité , dont les Juges doivent se faireun devoir indispensable. Si la disettedes affaires étoit aussi grande que lçsuppose le Sieur Baillis, tant mieux,le Public & lui en seroient moins fati-gués. Mais loin que nous aïons cettedisette dont il parle d’un ton si plain-tif, notre terroir est auffi bon qu’il yen ait au pais du Maine , puisqu’unGreffier, quatre Procureurs , quatreHuissiers y subsistent avec leurs famil-les , & s’y engraissent.

Je soutiens donc qu’il y a suffisam-ment d’affaires, & que le long inter-valle d’une audience à l’autre , causeun dommage considérable aux Parties ;à quoi il faut ajouter que le Roi donnelyoo. liv. par an au Sieur Baillis, &