Lettre L X V I- ? 9 *qui estoit beaucoup plus grande que lano- t/ 9 ?tic Lanegociation du traité de paix n est Juinpas encore tout-à-fait rompue en France.
On dit que le Légat du Pape a esté en périldans Paris. S‘estant répandu un bruit par-my le peuple, qu’il est un des plus grandsobstacles à la paix,il s’en est peu falu qu’onne l’ait jette dans la riviere. Je n'oie enco-re dire asseurément ny ce que j’efpere ny ceque je crains'; mais j’avouë que je crainsplus que jc n’espcre. Cependant le Roy as-siège Dreux. On dit qu’il a déja pris laV ille , & qu’ii n’a pas encore pris le C ba-il eau II est tombé à Soiffons une grestequi pcfoit douze livres , ou mesme dix-sept,qui a tout ruiné les bleds & les arbres,
& qui a écrasé beaucoup d’hommes. Nosamis ont eu grand foin de demander desnouvelles de Monsieur vostre fils, & entreautres M r de Sillery Ambastadcur pour leRoy en Suisse , s’en est mis fort en peine àla priere de Monsieur l’Ambassadeur.Maisjusqu’à cette heure ils n’en ont pû rien ap-prendre. Je souhaite que Dieu vous le ren-de bien-tosten santé , & vous y conservevous-mesme. Monsieur l’Ambassadeurvous fait ses amitiez & à tous nos amis, Scses complimensà M r le Comte. De Franc-fort ce ij. Juin 1553.
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