xr. PRE’FACE DE L’AUTEU*.
contre lui , nous étions tous deux fort jeunes , (stqu'il n'avoit pas fait alors beaucoup d'Ou-vrages , qui lui ont dans la fuite acquis unejuste réputation. Je veux bien aufst avouerqu'il y a du génie dans les Ecrits de Saintxímand , de Brébeuf , de Scudcrì , de Coîinmême , (st de plusieurs autres que j'ai criti-quez.. En un mot , avec la même sincérité quej'ai raillé de ce qu'ih ont de blâmable - y jefuisprêt à convenir de ce qu'ils peuvent avoird.'excellent. Voilà , ce me semble, leur ren-dre justice, (st faire bien voir que ce n'estpoint un esprit d'envie (st de médisance quim'a fait écrire contre eux.
Après cela, si on m'accuse encore demédisance, je ne fui point de Lecteur quin’en doive aussi être accusé} puisqu’il n’yen a point qui ne dise librement son avisdes Ecrits qu’on fait imprimer; 8t qui nese croie en plein droit de le faire, du con-sentement même de ceux qui les mettentsu jour. En effet, qu’eíl-ce que mettreun Ouvrage au jour? N’est-ce pas en quel-que forte direau Public, Jugez-moi ? Pour-quoi donc trouver mauvais qu’on nous ju-ge? Mais j’ai mis tout ce raisonnement enrimes dans ma neuvième Satire, & il íuffitd’y renvoïer mes Censeurs.
ELO-