146 SATIRE VIII.
Un Ane , le joiiet de tous les animaux,
Un stupide animal, sujet à mille maux;
Dont le nom seul en soi comprend une satire ?ì8o Oui d'un Ane : & qu’a-t-il qui nous excite à rire?Nous nous moquons de lui ; mais s’il pouvoit un jour,Docteur, fur nos défauts s’exprimer à son tour :
Si,pour nous réformer,le Ciel prudent & sage,
De la parole enfin lui permettoit l'usage:
185 Qu’il pût dire tout haut ce qu'il se dit tout bas,
Ah ! Docteur, entre nous, que ne diroit-il pas ?
Et que peut-il penser » lorsque dans une rueAu milieu de Paris il promène fa vuë ;
Qu’il volt de toutes parts les Hommes bigarrez.,
190 Les uns gris, les uns noirs, les autres chamarrez ?Que dit-il quand il volt, avec la Mort en trousse,Courir chez un Malade un Assassin en housse :
Qu’il trouve de Pédans un escadron fouré,
Suivi par un Recteur de Bedeaux entouré :
~ 9 S Ou qu’il volt la Justice,en grosse compagnie,
Me-
Vers 294. Suivi par an Ketteur&c. }L’Umversité de Pa-ris fait lès Processions quatre fois l’année. Le Recteur yassiste avec ses Supôts. Les quatre Facultés, de Théologie,de Droit, de Médecine, ôc des Arts, marchent aussi à leurrang, Sc avec les habits qui leur font propres.
V R-r s 304. pouvoit trouver la voix eutautemsd’Efo*pe.] Dans le Cymbalum munit, Mercure donne à un Cheval.i’ufage de !a parole, 2 e ce Cheval adresse ce discours à fou>íaxtrc : H a c ftê Un tems les befies parloient , mais fi l*farler..ne mus eust peint esté esté , non pins yu 1 * vous, vous ne
. nous