s A T I R E IX. i#sEt je ferai le seul qui ne pourrai rien dire?
On sera ridicule, Sc je n’oserai rire ?
Et qu’ont produit mes vers de fi pernicieux »
Pour armer contre moi tant d’Auteurs furieux ?
*95 Loin de les décrier, je les ai fait paroître;
Et souvent, fans ces vers qui les ont fait connoître,Leur talent dans l’oubli demeureroit caché.
Et qui sauroit sans moi que Cotin a prêché ?
La Satire ne sert qu'à rendre un Fat illustre.
*00 C’est une ombre au tableau, qui lui donne du lustre.En les blâmant enfin, j’ai dit ce que j’en croi,
Et tel, qui m’en reprend, en pense autant que moi.*1 o tort , dira l’un, Pturquoì faut-il qu il nommt ?
Att*■
lire aucune Préface , de peur de se laisser prévenir. Ellevouloir juger des Ouvrages par ses seules lumières,Sc elle«n jugeoit bien.
I M I T. Ibid. Vn .Auteur à gentux , Scc. ] CERVANTESdans la Préface de son Don Quichotte. No quiero Trmt conla corriente deluso ynisnffplicArtecAjîcon las lagrimas en los ejos ,ctmo liras htse.cn » I.eter mio , que f crimes ì distimules Its ftltttque en este mi hij» vieres .
Ver» I9Í Et qui saureit fans mti que Cetin t prêche ì ] Al-lusion L ce vers de la Satire III. gu’«*x Serment d t Castagne,eu de l'^ibbê Cetin Quelque tems après la publication de latroisième Satire, l’Abbé Cassagne prêcha dans l'Eglise deS. Benoit. La curiosité attira à son Sermon beaucoup plusde monde qu’il n’en avoir ordinairement ; ce que notreAuteur aïant appris : ll m'est redevMe de cet htnniur, dit-il,farce que je Pai fait canneltre. Sans mei l*en ne saureit pas quel’^íbbé Castagne eût prêché II appliqua ensuite à l’Abbé Co-tin , ce qu’il avoir dit de l’Abbé Cassagne.
Vers 203. II a tort,dira fun, Peurquti faut-il qtdíl nem-
me ? ] Un jour l’Abbé vu la Tictoue difbit à l’Au-teur 1