s A T I R L IX.
Mais que pour un modèle on montre ses Ecrits,Qu’il soit le mieux rente de tous les beaux Esprits,Comme Roi des Auteurs, qu'on l’élève à l’Empire;iîo Ma bile alors s’échauffe, Sc je brûle d’écrire :
Fji s’il ne m'eít permis de le dire au papier ;
J’irai creuser la terre , 6c comme ce Barbier,Faire dire aux roseaux par un nouvel organe,Midas , le Roi Midas a des oreilles d' Mae.rr; Quel tort lui tais-je enfin ? ai-je par un écritPétrifié fa veine, & glacé son esprit ?
Quand un Livre au Palais se vend 8c se débite,Que chacun par ses yeux juge de son mérite':Que Biflainc Pétale au deuxième Pilier :
Le
oreilles d’Ane. Ce Prince cachoit fa disgrâce avcc foin}mais comme il ne put empêcher que son Barbier ne s’eaaperçut, il lui défendit fur peine de la vie d’en parler. LeBarbier ne pouvant fe taire, fit dans la terre un creux, oàri dit tout bas : Mtdns a dei treilles d'Ane. 11 crut avoir en-terre son secret ; mais la terre produisit des Roseaux qurétant agités par le vent, ìedisoient tout haut : Midas a distreilles d'Mne.
Ui I t. Ibid. f irai creuser U terre , êtc. ] Fcise, 8-uûeI^V. IIP.
P, Men* mutité nefas , nec (lam^neecum ferobe? A. Nusquam <P. Hie tdmen irtfodtam , vidi t vidiiffe, libellesMttrimhs eesini Mìd» T^ex hebet ?
Vers 229 . A-.-e Billeine l'e'lale. ] L OUÏ S BíLIAimE,"fameux Libraire, dont la boutique étoit contre le deuxiè-me Pilier de la grand’ Salle du salais. 11 mourut en i6Ji<C’est lui qui veadoic le Poème de la Pucelle,
Vixs