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Un vrai Fourbe à jamais ne garder fa parole;íî Ce Poëte à noircir d’insipides papiers;
Ce Marquis à savoir frauder ses créanciers ;
Un Libertin à rompre Lr Jeûnes & Carême;
Un Fou perdu d’honneur à braver l’Honneur même.L’un d’Eux a-t-il raison ? Qui pourroit le penser ?Qu’est-ce donc que l’Honneur que tout doit embrasser?Est-ce de voir, dis-moi, vanter notre éloquence,D'cxceller en courage , en adresse, en prudence,
De voir à notre aspect tout trembler sous les Cieux;De poffeder enfin mille dons précieux ?
65 Mais avec tous ces dons de l’esprit & de l’ame JUn Roi même souvent peut n’être qu’un infâme;Qu’un Herode, un Tibere effroïable à nommer.
Où donc est cet Honneur qui seul doit nous charmer ?Quoi qu’en ses beaux discours Saint-Evtemond nousprône,
7o Aujourd’hui j’en croirai Sénèque avant Petrône.
Dans
Vers JZ. V^Avare a voir chez. lui le VaSele rouler. 1 Lefoffo/eestuneRiviere fameuse qui ioule de l’er parmi songravier. Elle est dans l’Asie mineure.
C h a n G. Vers 55, Ce Po'ite â noireir d’injipidcs papiers. Jtvotre Auteur dîsoit quelquefois en récitant : Liniere, àazleuiiler ePifiJïpìdes papiers.
Vers 70. ÍAujmrePbui j’en croirai Senèque avant Petrône.]L Auteur oppose la Morale austère de S m e' qu k à laMorale licentieuse de P e t r ô n e ,pour condamner un íèn-Oment déraisonnable de St. E v r e m o n d , dans son Ju-Sfment fier Sénìque, Plutarquc H- Petrône,oò. il débute ainsi
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