rzS S A T I R E XI.
80 Mais dans quel Tribunal', jugé suivant lesLoix,Eût-il pû disculper son injuste manie ?
Qu’on livre son pareil en France à La Reynie >Dans trois jours nous verronslc Phénix des GuerriersLaisser fur l’échaffaut fa tête 8c ses lauriers.
8; C’est d’un Roi que l'on tient cette maxime auguste,Que jamais on n est grand qu autant que l'on est juste.Rassemblez à la fois Mithridate 8c Sylla ;
Joignez-y Tamerlan, Genferic, Attila;
Tous
les trois précédens contiennent le sens de la re'ponse quefit un Pirate au même Alexandre , qui lui reprochoit sacondition : Je fuis m Pirate , dit-il, pane que je n'ai qu'un•vaijfeau ; fi pavois une armée navale je ferais un Conquérant.Apophth. des Anciens. Sénèque appèle ces sortes de Con-querans injustes, magnas fr funofs Utrorus ; Sc St. Augustindit encore avec plus d’ênergie: quìd enim fient régna,rematâjufitia , mji magna latroiìnia S
Ibid. - i . Que Du Terte fr Saint . A::te. ] Veux fameuxVoleurs de grand chemin. D u Terte étoit un Joueur deprofession, qui étoit reçu dans la plupart des maisons dis-tinguées de Paris. U fit un vol au milieu du Cours-] a-Rei-ne : on le prit , & il fut condamné au dernier suplice or-donné contre les Voleurs de grand chemin. Ce qui renditson suplice remarquable, c’est que son corps demeura ex-posé sur la roué pendant plus d’un mois à la porte du Cours.Saint Ange, autre Voleur, eut la même destinée. 11étoit,dit-on, fils d’un Maître d’armes qui avoit eû Phon-ateur de montrer au Roi ; 8c il avoit été Capitaine dans leRégiment de Languedoc des Troupes de Gaston de Fran-ce, Duc d’Orleans. Notre Auteur avoit connu Saint litige.
C H AN G. Vers 82. Qu'on livre son pareils cc. ] Dans l’édietion postume de 1713. on lit: Qu'on trouve son pareil.
ibid. 111 ~-í la\eynit. ]Sisi iu Nicolas n X
la R e r n 1 E , Conseiller d’Etat ordinaire, 8c LieutenantGeneral de Police, étoit né à Limoges, en 1625. Il fut
pourvft de 1* Charge de Maître des Requêtes en i6«i-
Mais