446 E P I T R E V.Appren-moi, si je dois ou me taire, ou parler,Faut-il dans la Satire encor me signaler,
5 Et dans ce champ second en plaisantes malices,Faire encore aux Auteurs redouter mes caprices ?Jadis, non fans tumulte, on m’y vit éclater :
Quand mon esprit plus jeune , & prompt à s’irriter,Aspirait moins au nom de discret & de sage :i o Que mes cheveux plus noirs ombrage oient mon visage.Maintenant que le teins a meuri mes désirs,
Que mon âge , amoureux de plus sages plaisirs »Bícn-tôt s’en va frapper à son neuvième lustre ;J’aimc mieux mon repos qu’un embarras illustre.ij Que d’une égale ardeur mille Auteurs animer
Ai-
1 M I T. Vers z. *^4pp v en-mot , fi je àiìs ou me taire ou bar*ler,] Scaiiger le pere commence ainsi une Satire:
meltm sucrât non 'crlbere j namque tacerelutum femper ent ,
Vers IO. Que mes cheveux plus noirsots.br geoient mon vi*/«?*.] L* Auteur portoit alors scs cheveux qui commençoieutà blanchir,
V u r s r z. Bien tôt s y en va frapper i son neuvième luflre.JVn lustre est l'eípace de cinq ans: ainsi le huitième lustrecomprend les années qui font depuis trente cinq jusqu'àquarante. L*Auteur composa cette Epître à zî. ans: il enavoitenviron quarante quaud il la donna au public j & p a*conséquent il approchait de son neuvième lustre ; c’est àdire de sa 41. aunéc.
V y .R S T7* tout jttsqisà Pìnchène ,&C. ] VoïezlaRC*marque st:r le vers 763. du cinquième Chant duLutrin» oùil est parié 4eP t n c h k n e, li avoit cc*it quelque choie
ion-