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[Volume I. Tomes I. & II.]
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384 EPITRE VIT.

la critique qu*à la louange. Ce fut pendantcemême soupéque Madame Des Houlicres fit ce fameux Sonnet.

i Dans m fauteuil doré, Phèdre tremblante fr blême

Dit des vers où d y àbord personne n y entend rien.

Sa Nourrice lui fait un Sermon fort chrétien ,

Contre l*affreux dessein d y attenter fur foi même,

Hippelyte la hait presque autant qu*elle Paime :

%ien ne change son cœur , ni son chaste maintien .

La Nourrice P accuse ; elte s*en punit bien.

Thèse a pour son fils une rigueur extrême.

Vne greffe .Artcie > * au teint rouge, aux crins blonde.

2$ y est IÀ que pour montrer deux énormes tetons ,malgré fa froideur , Hippolyte idolâtre.

Il meurt enfin , traîné par ses coursiers ingrats ;

Et Phèdre, après avoir pris de la Mort-aux-rats ,

Vient , en fe confessant , mourir sur le théâtre.

Ce Sonnet fe répandit bien tôt dans Paris , Dès le lende-main marin P Abbé Tallemant Paine en apporta uneco-pie à Madame des Houlieres, qui la reçut fans rien té-moigner de la part qu’cHe avoit au Sonnet 3 & elle fut en-suite la première à le montrer, comme le tenanrdePAbbéTallemant Les amis de Mr. Racine crurent que ce Sonnetéroit POuvrag • de M. le Duc de N evers, Pun des Pro-tecteurs de I radon } car pour Pradon lui-mwne ils ne luifirent pas Phonneur de le soupçonner d’en être P Auteur.Dans cette pensée ils tournèrent ainsi ce Sonnet contre M.lc Duc de Nevers lur les mêmes Rimes.

Dans un Palais doré , Dam»» jaloux fr blême

Tait des Vers où jamais personne n*entend rien.

Il r? est ni Courtisan , ni Guerrier , ni Chrétien:

Et souvent pour rimer il s y enferme Im-mêrne.

* C (toit U D OcilletS) fíH jelU ymais exceíUnte pétrir t.