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[Volume I. Tomes I. & II.]
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EPITRE IX. 403'L’ardeur de s’enrichir chassa la bonne foi.

Le Courtisan n’cut plus de sentimens à foi.

Tout ne fut plus que fard, qu’erreur, que trom-jperie,

Mo On vit par tout régner la basse Flatterie.

Le Parnasse fur tout fécond en Imposteurs,

Diffama le papier par ses propos menteurs.

De là vint cet amas d'Ouvrages mercenaires,'Stances, Odes, Sonnets, Epîtres liminaires,

Où toujours le Héros passe pour fans pareil,

Et, fut-il louche 8c borgne, est réputé Soleil.

Ne crois pas toutefois, fur ce discours bizareQue d’un frivole encens malignement avare,

J’en veuille fans raison frustrer tout l’Univers.

La louange agréable est famé des beaux VersMais je tiens, comme toi, qu’il faut qu’elle soit vraie J

Et

NfC vartos discet mentir/ lana colores.

Vers T46./F'. fut-il touche & borgne, est repu’c Soleil.] Mìde S e R v t e n Sur-lntendant des Finances, n’avoit qu’unœil; 5 c on ne laisloit pas de le traiter de Soleil dans lesEpitrcs dedicatoires, à les autres éloges qu’on lui adrel-loit. Notre Toéte a eu particulièrement en vuë cet endroitde l’Egl >gue intitulée Christine , que l’Abbé Ménage fitfour la Heine de Suéde, en 1656. vers 171,

Le Grand , l* illustre *Abel , ce; Esprit fans pareil ,

Í.»J clair , plus pénétrant <jue les traits du Soleil.

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