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[Volume I. Tomes I. & II.]
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C H \ N T II. IZI

Oses-tu bien encor, Traître, diiîìmuler,

Dit-ellc ? 8e ni la foi que ta main m’a donnée,

Ni nos embrassemens qu’a suivi l’Hymenée, -ij Ni ton Epouse enfin toute prête à périr,

Ne sauroient donc t’ôter cette ardeur de courir ?Perfide, fi du moins, à ton devoir fidelle,

Tu veillois pour orner quelque tête nouvelle;

E espoir du juste gain, consolant ma langueur,so Pourroit de ton absence adoucir la longueur.

Mais quel zèle indiscret, quelle aveugle entrepriseArme aujourd’hui ton bras en saveur d’une Eglise ?Où vas-tu, cher Epoux? Est ce que tu me fuis?

As-tu donc oublié tant de si douces nuits?

15 Quoi! d’un œil fans pitié vois-tu couler mes larmes ?

Au

Oh f sous ce piège adroit , cet amant infidèleTrame le noir complot d’unifiante noavèletTas des baisers permis qu?en fes bras il reçoit ,

Et porte en d'antres lieux U tribut qu'U lui doit.

Imit. Vers 12. Oses-tu bien encor, Traître, dijjìmnhr,îcc,] Enéide, L. IV. v. 305.

DiJJìmulare etiam fpcrastì, Perfide, tantumPojfe nefas ? &C.

■ Cm an g. Vers r S. Tu veillois pour orner quelque tète non-t’ile.i Editions avant ceile de 1701.

T» veillois pour régler quelque horloge nouvelle.

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C H A Ne.