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[Volume I. Tomes I. & II.]
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194 DISCOURS SUR L’ODE.

dìejses de Piftdare, il donnoit lieu de croire qu'iln 1 a jamais connu le sublime des Pseaumes de Da-vid,où , s'il eft permis de parler de ces saints Can-tiques à propos de choses ft profanes, il y a beau-coup de ces sens rompus , qui fervent même quel-quefois à en faire sentir la Divinité'. C» Critique,selon toutes les apparences, n'eft pas fort convain-cu du précepte que f ai avancé dans mon Art Poé-tique , à propos de f Ode :

Son flile impétueux souvent marche au hazard :

Chez elle un beau désordre est un effet de l’Art.

Ce précepte effeélivement, qui donne pour rè-gle de ne point garder quelquefois de règles , eftun mystère de l’Art, qu'il n'est pas aisé de faireentendre à un Homme sans aucun goût, qui crostque la Clélie if nos Opérafont les modèles du Gen- -re sublime ; qui trouve férence fade , Virgilefroid, Homère de mauvais sens; & qidune espè-ce de bizarrerie d'esprit rend insensible à tout cequi frappe ordinairement les Hommes. Mais cen'est pas ici le lieu de lui montrer fes erreurs. 0#le fera peut-être plus à propos un de ces jour*

3 dans quelque autre Ouvrage.

Pour revenir à Pindare, il ne feroit pas diffi 'cile d’en faire sentir les beautez à des gens , q alfi firoient un peu familiarisé le Grec. Mascomme cette Langue eft aujourd'hui assez ignoresde la plupart des Hommes, eft qu'il n'efl paspofisible de leur faire voir Pindare dans Pindare nu-

WCi

3 Dans quelque antre Ouvrage. ] Dans les 1 Ifiléxiens tr> uépies for Linpn.

4 Livre IV. Ode II. . , ti