Band 
[Volume I. Tomes I. & II.]
Seite
259
JPEG-Download
 

EPIGRAMMES. z s9 .

« acille supprime dans les endroits ou l’on !e blâme sons

*> mesure des traits que Boiìean n’avoic ose imprimer,

& qu’;l cónfioit à son nrni pour les íaire palier à la posle-’> rite ( z ). Mais l’idee que Boileau s’ctoir faite de Cor-

» neiiie, 8e que le Commentateur nous preíente, est fr

’> soude, !ì diffeier.te de celle qu’en ont, & ceux qui l’ont>> connu, 5 c ceux qui lisent s 5 Ouvrages fans prévention,>> qu’il n’est pas à craindre qu’elfe diminue le nombre des>> admirateurs du Sophocle Frai ço's. Le Poetelatinque 5 c» son Commentateur parlant de Corneille comme d’un>) homme iuteresie , moins avdedr g oiVf que degaire (4 : Cor-” neil e qu’on lait avoit porte l’indrfférence pour l’tirgent>> jusqti’à une insensibilité biâmabe, qui n’a jamais tiré’> de fìs Pièces que ce que les Comédiens lui donnoienrn fans compter avee-eux, qui fut un an fans remercier M.o Colbert du retabìiifemcnt de fa pension , qui a vécusansn soìre aucune dépense, & cfl mou lans biens, Corneilleu qui a cu le cœur aussi grand que l’esprit, les fentimens» aussi nobles que les idees.

„ Oïl veut encore le faire poster pour Copiste, onaffee-» te de nous ind’quer les si-írces on il a puisé : o (incitonsn apprend que ce qu’il avoir appris lui-même au Public en

-, lui donnant !e Cid, Cran a, Pompée .Qu’on

-> nous dise d’après qui cc grand Poète a copié Polyeuíle,II 'Pydegvne, lierailias , Niiorcde, Oedippe, Horace mênî£ 5 ei> Sertoritis : jamais Auteur ne fut plus original, plus fc->1 contl, plus varié, 11 sied mal aux admirateursde Racine>» d’atraquer Corneille de ce côté,

1, On lui reproche d’avoir estime' Ltcu», & fur celau on l’accuse d’avoir le goût peu fur, ér de juger Jbttemeitt-.■> Une décision si magistrale Sc si noblement exprimée,» lôûtejjné même dc tant de traits lancez contre la belleU Traduction de la Pharfaie eh vers François, où B r e-n » «tir est aussi Lucain que Lucain même, n’empcche-n ront pas un grand nombre d’e.tceller.s Connoisleurs de*> trouver dans Lucain Sc dans son Traducteur des pensées’> brillantes, fans être fansies, des (èmimens généreux,’■ une expression pleinede force , des peintures qui frapent,‘‘ Un vrai sublime.

„ For-

D/lus. le; Vers 29. & 142. du IU, Chant ; <í? le 84. d u' 0;,i„r de P.Ait Prt 't’pue.

tq ) r les paroles de Mr. Desprcatix rapportées par le Cens-tf Patc :r au commencement de cctle ijemarque,

- '4 ; Voyez, la TUmarytìe fur le s rrj 130. du IV, Chant de P,ArP-