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[Volume II. Tomes III. & IV.]
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avis, que comme un grand embrasement , Hdévoré & consume tout ce qu’il rencontrâtavec un feu qui ne s’éteint point, qu’il répass*diversement dans ses Ouvrages, & qui, à m e 'sure qu’il s’avancc , prend toujours de nod'velles forces. Mais vous pouvez mieux jug^de cela que moi. Au relie, le Sublime de D^'mosthène vaut fans doute bien mieux dans l eîexagérations fortes , & dans les violentes panfions, 4 quand il faut, pour ainsi dire , étossner l’Auditcur. Au contraire, l’abondaiss 6est meilleure, lors qu’on veut, si j’ose me sesvir dc ces termes, s répandre une rosée agréa'ble dans les esprits. Et certainement un I)i 5 'cours diffus est bien plus propre pour les Lieu*communs, les Péroraisons, les Digressions;& généralement pour tous ces Discours qui ^font dans le Genre démonstratif. Hen est de nT

r 4. Quand il faut, pour ainfì dire, étonner P .Auditeur] CP l>te modification pour ainfì dire, ne me parole pas nccessij !Íici, ic il me semble qtt’elle affoiblit en quelque maniè !Íla pensée de Longin , qui ne se contente pas de dire, í"*le Sublime de De'mojlhene vaut mieux quand il faut eionner Pdiseur; mais qui ajoute, quand i l faut entièrement e'tonntr, $•?'Je ne croi pas que le mot François étonner , demande *lui-même cette excuse, puisqu'Ú nVíi pas fi fort queGrec ÉXîrxí)|*/, quoi qu’il serve également à marq u jl’effet que produit la foudre dans l’esprit de ceux qu’d*'a presque touchés, D act eh.

;. Hfpandre une rosée agréable, &c. ] Mr. le Févre 8t EDacier donnent à ce passage une interprétation fort sub 11le : mais je ne fuis point de leur avis , & je rends ici *mot de jcstTotVTXÍtvou dans son sens le plus naturel, arroftprafraîchir, qui est le propre du fille abondant, opposé^file sec. Bot le A u. ,

Ibid. Kfpandreune rosée agréable dans let esprits.] Outre ‘fcette expie (lion répandre unt ro/k>, ne répond pas bien à*