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[Volume II. Tomes III. & IV.]
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DU SUBLIME. Chap. XXXII. s 55

le, mais l’esprit : qui remue tout à la fois tantde différentes sortes de noms, de pensées, d schoses ; tant de beantex & d’élegances aveclesquelles notre ame a comme une eípèce deliaison & d’aiîìnité ; qui par le mélange & ladiversité dessous, insinué dans les esprits, ins-pire à ceux qui écoutent, les passions mêmesde l'Orateur, & qui bâtit fur ce sublime amasde paroles , ce Grand & ce Merveilleux quenous cherchons? Pouvons-nous, dis-je, nierqu’elle ne contribué beaucoup à la grandeur,à la majesté, à la magnificence du discours &à toutes ces autres beautex qu’elle renfermetn foi ; & qu’aïant un empire absolu fur lesesprits, elle ne puisse en tout tems les ravir &les enlever ? Il y auroit de la folie à douterd’une vérité si universellement reconnue, 4 &fexperiencc en fait foi.

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5- Cependant te ne s»nt que des imafes. ] Longin , à monsens, n’a garde de dire que les instrnniens , comme !»trompette, la lyre , la flûte, ne disent fr ne ptrsi*Adent rien .fl dit. Cependant tes imitations ne font que des oreanes híiardsfour persuader, (p* Rapprochent point du lotit de ces moiens qni ooemme f ai deja dit , font propres C" natureít à f homme. Lon-gjn veut dire, que l’harmonieqni le tire Jes differensIonsd un instrument, comme de la lyre ou de la flûte , n’elj.3"’une foible image de celle qui se forme par les dit- *ferens sons , & par la différente flexion de !a voix ; Scque cette dernière harmonie , qui est naturelle à l'hom-me , a beaucoup plus de force que l’autre , pour persua-der & pour émouvoir. C’est ce qu’ii leroit fort aise deprouver par des exemples. Drciu.

6. Et L'expérience en fait foi.] L’Auteur justifie ici fa peu-fée par une periode de Démosthène * , dont il fait voirî’harmonie 8c la beauté. Mais,comme ce qu'il endìr , estentièrement attaché à la Langue Grecque , j'ai crû qn’ìlG 6 valais

* De Cortna p, z^v Edit, dt Bált,