DU SUBLIME. Chap.XXXV. 173
de la postérité? En un mot , étant tous faitsde la manière que j’ai dit, ne vaut-il pas mieuxqu’un autre nous commande, que de demeu-rer en notre propre puissance : de peur quecette rage insatiable d’acquerir , comme unFurieux qui a rompu ses fers, & qui fejettefurceux qui Penvironnent, n’aflle porter le feuaux quatre coins de la Terre? Enfin, lui dis-jc , c’est Pamour du luxe.qui est cause de cettefainéantise , où tous les Esprits , excepté unPetit nombre, croupissent aujourd’hui. Eneffet, íî nous étudions quelquefois , on peutdire que c’est comme des gens qui relèvent demaladie, pour le plaisir, & pour avoir lieu denous vanter ; & non point par une noble ému-lation , & pour en tirer quelque profit louable•& solide. Mais c’est assex parlé là-dessus. Ve-nons maintenant aux passions, dont nous avonsPromis de faire un Traité à part. Car, à monavis, elles ne font pas un des moindres orne-mens du Discours , fur tout pour ce qui re-garde le Sublime.
cer la mort de ceux dont on attendoit la succession ; onVolt assez d’exemples de cette horrible coutume dans lesSatires des Anciens, IjACtER.