224 VI. RE’ FLEXIONI’heure qu’un Magistrat, aïant rendu la Justi'cc, quitte sa seance pour aller prendre sa ré-fection , c’est-à-dire, environ sur les trois heu-res après-midi, ces débris parurent hors de laCharybde, & qu’il se remit dessus. Cette da-te est d’autant plus juste qu’Eustathius assure,que c’cst le tems d’un des reflux de la Cha-rybde , qui en a trois en vingt-quatre heures ;& qu’autrefois en Grèce on datoit ordinairementles heures de la journée par le tems où les Magis-trats entroient au Conseil ; par celui où ils y de-meuroient ; & par celui où ils en sortoient. Cetendroit n’a jamais été entendu autrement par au-cun Interprète, &le Traducteur Latin l'a fortbien rendu. Par là on peut voir à qui appartientl’impertinence de la comparaison prétendue',ou à Homère qui ne l'a point faite, ou à Mon-iteur l’Abbé qui la lui fait faire íi mal-à-propos.
Mais avant que de quitter la conversation deces trois Messieurs, Monsieur l’Abbé trouve-ra bon, que j c ne donne pas les mains à la ré-ponse décisive qu’il fiait à Moniteur 1c Cheva-lier , qui lui avoir dit : Mais à propos de compa-raisons , on dit qu* Homère compare Ulysse , qui setourne dans son lit ^au boudin qu'on rôtit furie gril-A quoi Monsieur l’Abbé répond : Cela est vrai ;& à quoi je réponds : Cela est íi faux, que mê-me le mot Grec, qui veut dire boudin, n’é-roit point encore inventé du tems d’Homère,où il n’y avoit ni boudins, ni ragoûts. La vé-rité est que dans le vingtième Livre de PO-dyssée *, il compare Ulysse qui lè tourne çà
' <■ * V. z*. & suiv.
5 défendu pnr une ancienne Lei Cenfcrtenne . ] Pline, I.Í'"we XI. de son Histohe natmelle, ch. S4. Hnjm {/uiifarm'
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