CRITIQUE. Zv7
H a joûte avec une rapidité qui donne à íesParoles mêmes une ame & une vie , Et laE u m i e r e se f i T ; montrant par là, qu’au^oment que Dieu parle , tout s’agite , touts émeut , tout obéît. Vous me répondrezPeut-être ce que vous me répondez dans' a prétendue Lettre de M. Huet : Que vousne voïez pas cc qu’il y a de si sublime dansc ette manière de parler, Que la Lumiè-re se fasse &c. puisqu’elle est , dites-!°’as , très-familiere & très-commune dansJa Langue Hébraïque , qui la rebat à chaque“out de champ. Enétet, ajoûtez-vous, si je‘aaíoîs : Quand je sortis , je dis a mes gens , Js l ~'sz.-raoì , sf Us me suivirent : se priai mon Ami-nu prêter son cheval , C5 3 H nie le prêta', pour-î.Oit-on íoûtenir que j’ai dit là quelque chosesublime ? Non sans doute ; parce que celaler oit dit dans une occasion très-frivole, a pro-pos de choses très-petïtes. Maïs est-ïl poffi-ble , Monsieur , qu’avec tout le savoir quev °us avez, vous soïez encore à apprendre ce9ue n’ignore pas le moindre Aprentif Rhéto-{Men, que pour bien juger du Beau , du ou-hme, du Merveilleux dans le Discours ,, ufaut pas simplement regarder la chose qu on"-L mais la personne qui la dit, la manière dontoh la dit, & l’occasion où L on la dit : enfin qu uai 't regarder, non quidfit ,sed quo loco jit. Quie st-ce en ester qui peut nier, qu’une chose diteetl un endroit , paroitra baffe & petite ; &L même chose dite en un autre cn-droit deviendra grande , noble , sublime, &* Puis que sublime ? Qu’un homme, par exem-P Ie >qui montre à danser, diíè à un jeune gar-