3s8 RE'PONSE A L’AVERTISS.
de son tems, & les avoir réduit, malgré euhà donner des louanges, au lieu des injures, q ulleur étoient familières, & à divertir seulementles Lecteurs. .Mais comme Mr. de Montaufi#.avoit de la pieté & de la bonté, il avouoit qu e■fa colere du matin se trouvoit amortie, âpre 5fa priere. Un autre Duc *, illustre par la beau'té de son esprit & les agrémens de ses vers, qt"n’étoit pas favorable à la Satire maligne de Mj'Despréaux , jugeoit à propos d’emploïer.le.me'me moïen pour'la corriger. Il a même annoU'cé au Public, par une Epigramme fort élegast-te, que notre homme avoit déj a tâtë de ce cor-rectif, & en avoit profité. II paroît .du moist 5l’avoir appréhendé, lors qu’il a dit, au cofffmencement de la septième Satire, que le mé-tier de médire, qu’il pratiquóît, est souvent fa-tal à son Auteur, lui attire de la honte & ne Wcause que des larmes. Après la lecture que M 11,Huet fit de ía Lettre, dans cette bonne com-pagnie, que Mr. de Montaufier avoit astèmblé íchez lui, pour l’entendre ; le même Mr. àtMontaufier avouoit, selon sa candeur,qu’ilvoit autrefois incliné vers le sentiment de Lo)t'gin; mais que les raisons, qu’il venoit d’enteH-dre, l’avoient pleinement désabusé. Et ces gens»qui se portent dans le Public pour témoins se-crets , & confidents intimes de toutes ses paro-les & de ses pensées, n’en seront pas crusleur témoignage^ quand on saura que long'tems avant cette lecture, & le différend de M 1 ''Huet avec Mr. Despréaux , la question fur 1?passage de Longin aïant été proposée unjouDJ
* Mi. le Duc de Nevers, ,