44
LES HEROSA S T R A T E,
* 4 Je m’appelle Astrate.
P L U T O N.
Que viens-tu chercher ici?
ASTRATE.
Je veux voir la Reine.
P L U T O N.
Mais admirez cet impertinent. Ne dirfcj'vous pas que j’ai une Reine, que je garde i c 'dans une boite, & que je montre à tous ce u *qui la veulent voir? Qu’ès-tu, toi? As-tuj 1 'mais été ?
ASTRATE.
Oui-da,j’ai été, & il y a un Historien Lat*^qui dit de moi en propres termes ; AJtrt’P*•vixit ; Astrate a vécu.
P L U T O N.
Esl-ce là tout ce qu’òn trouve de toi dan*l’Histoire ?
A S T R A T E.
Oui ; & c’est fur ce bel argument, qu’osl ^composé une Tragédie intitulée dunomd’AS't r a t e ; OÙ les passions- tragiques fontniées íi adroitement, que les Spectateurs y rie* ,ta- gorge déployée depuis le commcncemcn 1 -
j US'
14 Jem'uppeìlc uAstate.] Dîins le tems que l’Atireur 6 *se Dialogue, on jouoit à l’Hôtel de Bourgogne