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[Volume II. Tomes III. & IV.]
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A Mr. RACINE. 247

qu’on le ramène. N’est-il pas vrai, Monsieur,que vous avez bien de la peine à comprendrec Osliment il peut y avoir des gens dc cette hu-njeur-là? Quoi! on ne se lallè point de lire lesEcrits de Théologie pleins de longues & de doc-îc s per iode s , où l’on ne fait autre chose que ci-ter l es Peres ; & OÙ Von justifie fa conduite farl e «rs exemples ? On peut íouflfir des gens quitrouvent dans les Peres , tout cequ’ils veulent,qui examinent Chrétiennement les mœurs & lesLivres, & qui vont chercher dans S. Bernarddc dans S. Augustin des règles pour discernerc eux qui sont véritablement sages d’avec ceuxqui ne 1c font pas ?

Je croi, Monsieur, qu’il cil bon de vous a-v ertir que fi les meilleurs amis de ceux de Port-Hoïal les vouloient louer, ils ne diroientquecc que vous dites. Je vol bien que vous n’yPrenez pas gardes áí'sous ombre qu’on ne louepoint de cette forte ni les Romans ni ceux qufRs font., votts croïez nc les point louer. Voi-là ce qsie c’est que de vous être rempli la têtede ces belles idées. Vous ne concevez rien degrand que ces fortes d’Ouvrages & leurs Au-teurs , & .vous ne connoissez point d’autreslouanges que celles qui leur conviennent. Cetentêtement pourroit bien vous jouer quelquehùtuvais tour, & vous ne sériez pas mal dev ous en défaire. Mais au moins tant qu’il du-rera, prenez bien garde qui vous louerez : au-trement en pensant louer quelque Peredel’E-gl'se, ou quelque Théologien, vous courezrisque de faire insensiblement l’éloge de LaCalprenede. Cela vaut la peine que vous ylongiez.

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