dj Charles Y. 17
Subsides, elle veille sur la levée de l’impôt,souvent plus dure que l’impôt même ; elleveut que les mains occupées à le recueillir,servent la France sans la fouler, et rendentà l’État ce que l’État leur confie : l’impôtn’est jamais lourd , lorsque , destiné aux dé*penses de la nation, il reflue sur la nationmême, et s’en va nourrir la source dont ilest sorti. La main de l’Éternel fait payer letribut à la mer : mais il y retourne par millecanaux , et c’est à son passage qu’il engraissela terre et répand la fertilité et l’abondance :citoyens, enfants de l’Etatet du Prince, avez-vous quelque chose qui ne soit pour lui ?Vous n’avez plus de besoins, lorsqu’on vousparle de ceux de la patrie : yous donneriezvotre subsistance même à l’économie sage,qui répondrait de la nécessité et de l’emploidu sacrifice. L’économie! on ne me deman-dera point si elle doit être la vertu des rois.Charles amassa des trésors ; on ne dira pointqu’il imposa peut-être son peuple inutile-ment. À dieu 11e plaise que je loue ici l’ava-rice des rois ! l’ombre du grand prince dontje parle , désavoueroit un indigne éloge :mais la sagesse décide le moment où l’éco-nomie devient une vertu. Ce n’est point l’a-
JB
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