Éloge
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fois couronné par la victoire , l’effroi desFrançois, qu’il avoit toujours vaincus, estl’ennemi que la fortune réserve à Charles.Charles se montre , et la face des choses estchangée ! Le génie d’Edouard étonné sd cher-che lui - même et ne se retrouve plus ! Lavaleur audacieuse èst aux prises avec la pru-dence tranquille ! L’une couvre la terre char-mées nombreuses , l’autre oppose des fortsinexpugnables ; l’une veut se livrer en aveu-gle à l’événement des combats, l’autrevoitlesrisques à côté des avantages, et dédaigne unevictoire ou sanglante ou douteuse. Peuplesqui divinisez les conquérants, voyez , et ju-gez : Edouard et Charles sont devant vous.Edouard, chef d’une nation puissante, s’im-mortalisant par cent conquêtes, et couvrantde lauriers la miserepublique; Charles, de-venu roi d’une nation affoiblie, humiliée,relevant ses forces , ainsi que son courage,sans combattre lui-même , dépouillant l’en-nemi de ses conquêtes, rendant à son peuplel’abondance et la gloire, et le laissant, à samort, heureux et florissant. 4 *
Quel est donc l’ascendant de Charles ?quelle est donc sa puissance, pour maîtriser