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Éloge
yie triompha de cette chute ; alors le grandhomme montra l’ Ecole des Maris. Il avoitpréparé la révolution , elle fut subite , et legoût fut fixé. Cette piece est un chef-d’œu-vre , qui suffisoit pour immortaliser son au-teur ; tout y est supérieur , caractères, intri-gue , dénouement. Aussi la haine se réveilla-t-elle ; aussi se déchaîna-t-on contre le genreque Moliere introduisoit : on 11e pouvoit pasnier le succès , on prétendit que le genre n’é-toit pas le meilleur. Mais Moliere n’avoit pasbesoin de juges : tout homme a dans la têteune idée de la perfection ; cette idée est sou-vent confuse, on la sent plutôt qu’on ne lavoit; l’homme de génie l’apperçoit d’une ma-niéré distincte, et il s’étoit déjà dit ce qu’unevoix du parterre lui fit entendre : Courage,Moliere , voilà la bonne comédie !
Il avoit reconnù deux genres ; l’un, despièces à intrigue , où l’intérêt et le comiquenaissent des incidents , et où les mœurs, quidoivent être vraies , ne sont pas l’objet prin-cipal. Ce genre demande de l’invention pour,entrer facilement en action, pour former unnœud difficile , et le délier avec adresse.L’autre genre expose la peinture d’un carac-tère, auquel toute l’intrigue est subordon-