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Tome premier.
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plus aucun doute ; mais la grossièreté de cesanciennes observations se refuse à des con-clusions si délicates. M. de la Caille n’entrouva point qui fussent à la fois plus an-ciennes et plus exactes que celles de Walthe-rus , faites à la lin du quinzième siecle. Ilcalcula toutes les observations, et en déduisitles éléments de la théorie du soleil ; par cesdéterminations comparées à celles qu’il ti-roit de ses observations, il démontra quel’apogée du soleil avoit un mouvement réelet progressif ; que l’obliquité de l’écliptiqueétoit très sensiblement plus grande qu’ellen’est à présent, et que par conséquent elleétoit sujette à quelque diminution. Le chan-gement de l’année solaire, soupçonné parM. Euler, est resté au nombre des conjectures physiques , que la vraisemblance et lagéométrie autorisent, mais qui ne peuventêtre éclaircies que par quelques siècles deplus. Feu M. Clairaut ayant calculé les pe-tites inégalités produites dans le mouvementdu soleil, par l’action de Jupiter, de Vénuset de la lune, M. de la Caille se hâta dejoindre ces nouvelles équations à ses tables.On ne peut dire quels seront à l’avenir lesprogrès des sciences ; mais on peut penser