de Leibnitz.' il ysol et de l’air qu’il respire. Ces faits ne mon-trent que l’homme modifié par les causesmorales ou physiques ; mais ils tendent versun centre , qui est l’homme de la nature.Telle fut sans doute à-peu-près la successiondes idées de Leibnitz, et c’est ainsi que lejurisconsulte devint historien ; c’est ainsiqu’en comparant les mœurs et les usages til s’enfonça dans la recherche pénible desantiquités. Combien d’usages , si différentsentre eux aujourd’hui , dénaturés par letemps, ont la môme origine! Semblables à cesruisseaux qui sortent du sein de la terre , 1ervulgaire ne soupçonne pas qu’ils aient unesource commune , tandis que le philosophela trouve au sommet des montagnes où lesvents déposent les eaux de la mer.
L’étendue des connoissances de Leibnitzle rendit précieux aux princes qui surent leconnoître. Les souverains se disputèrent àl’envi l’honneur de se l’attacher ( i3). Leib-nitz , introduit à la cour, y trouva la politi-que ; non la politique considérée comme unescience , et qui n’est que la science de la lé-gislation , mais la politique considérée com-me un art, qui sert les passions des princes,en montrant ou cachant au besoin la vérité,