de Leibnitz. ïq3
ÎLeibnitz n’a laissé que le plan de ce grandouvrage ; il devoit commencer par une dis-sertation sur l’état de l’Allemagne (18), an-térieur à toutes les histoires ; il pensoit quela physique lui en indiquerait les traces dansces bancs de coquillages dont la mer à for-mé le sol de l’Europe, et dans l’empreintequ’ont laissée sur les pierres les poissons etles plantes ; monuments obscurs, où nous nevoyons que les preuves du séjour de la mer:mais qui oseroit prescrire des bornes à lavue de Leibnitz? Delà il passoit aux ancienshabitants, aux différents peuples qui se sontsuccédé ; il traitoit de leurs langues , et dumélange de ces langues produit par le mé-lange de ces peuples. C’est par ces recher-ches qu’il sembloit vouloir étendre son plan ;on eût dit que, se trouvant à l’étroit dans.l’histoire d’une maison particulière , il cher-choit à agrandir le théâtre où devoit s’exer-cer son génie. Dans l’ouvrage même il se.proposoit de répandre la lumière sur l’obs-curité de plusieurs siècles, et sur la source«jles plus grandes maisons de l’Empire. Maisdes méditations d’un autre genre entraînèrentl’activité de Leibnitz, et ce plan ne fut pointrempli j parceque tel est le sort des hommes t
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