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même. Leibnitz reconnut l’erreur (27) deDescartes. En effet, lorsque la main sou-tient un poids qui tend à descendre, il y ade moins dans l’univers le mouvement qu’au-roient produit les deux puissances qui se dé-truisent : mais la force existe quoiqu’elle n’a-gisse pas ; elle a son effet dès que l’obstaclecesse, et c’est la force , dont, suivant Leib-nitz, la quantité est constante dans le sys-tème du monde. Bientôt s’éleva le schismesur la mesure des forces vives : les savantsse partagèrent, les uns mesurant avec Leib-nitz la force vive par le carré de la vitesse,les autres simplement par la vitesse. On vitd’un côté Leibnitz, Herman, Wolf, Poleni,s’Gravesande; de l’autre Newton, Clarke,Pemberton, Desaguilliers, Mairan et Jurin:partis de principes si différents , tous, dansles mêmes problèmes, arrivoient aux mêmessolutions. L’Europe étonnée ne connoissoitpoint de juge qui pût prononcer entre Leib-nitz et Newton. La question qui avoit parud’abord appartenir à la géométrie, n’est.plusaujourd’hui qu’une question métaphysique,dont la décision est indifférente à la géomé-trie (28). Dans la voie de la certitude, Leib-nitz et Newton pouvoient-ils différer autre-ment?