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.abandonner ces côtes inconnues sans le®avoir visitées. Cook n’étoit ni téméraire nitimicle ; aux yeux des oisifs de la capitale Tcelui qui réussit est liabile , celui qui échoueest coupable : mais aux yeux de Cook, rem-plir sa tâche , faire du moins son devoir,chercher ou le succès ou la mort, voilà ceque lui dictoit son courage, et ce qu’il inspi-roit au dernier des matelots. Jamais la con-fiance d’un nombre d’hommes dans un seulne s’est plus manifestée que lorsque le vais-seau toucha sur un de ces récifs de corail ;il étoit prêt à s’ouvrir, le naufrage paroissoitinévitable : dans ces situations accablantes ,le danger redouble par la peur ; le découra-gement et le désespoir s’emparent des esprits;tout le monde commande, et personne n’o-béit. La subordination ne cessa point dans lenavire de Cook ; nul ne quitta son poste : lesilence régnoit autour de l’homme de géniequi avoit conservé son sang froid et son cou-rage ; il veilloit pour tous, chacun travail-loit sans songer à soi. Mais axi sortir de cedanger , c’est un beau moment que celui oùun homme, seul devant lui-même , se rendcompte de ce qu’il a fait, jette un regard desatisfaction sur cet équipage conservé par