ÉLOGE
D E
G R E S S E T.
Une académie a proposé l’éloge de Grès-set ; plusieurs orateurs ont concouru, aucunn’a remporté le prix. J’ai osé parler aussi dece poëte aimable, à qui la nature avoit pro-digué ses dons. Peut-être mes premièresétudes ^ les sciences auxquelles j’ai consacréma vie, me feront-elles paroître étranger ausujet. Les Grecs me traiteront de barbare ,mais ce barbare apporte à la Grece letribut de son admiration ; c’est le ScytheAnacharsis , instruit dans Athènes, et célé-brant dans une langue nouvelle Anacréonet Ménandre.
Gresset est né pour êti’e les délices decette jeunesse dont l’imagination embellitles jours, et à qui un ciel sans nuage inspirele goût; de la poésie et des beaux arts. C’est