de M. B a n l ï. 4ig
tagé, autant que je l’ai pu, dans les différentscomités, qui ont été successivement compo-sés de différents membres choisis dans votreassemblée, et que vous y avez nommés. Maisj’avoue que le fardeau de l’approvisionne-ment de Paris , alors si difficile, alors pres-que impossible, a suffi âmes forces, et a oc-cupé toute mon attention. La ville entier©n’étoit nourrie que par des bleds étrangers,que la prévoyance du roi et de son ministreavoient fait venir à grands frais ; les convoisétoient souvent attendus , souvent pillés ; ilfalloit suppléer à ces attentes et à ces pertes ;il falloit multiplier les soins et les veilles;il falloit dévorer dans le silence une inquié-tude déchirante; jamais, pendant trois mois,la subsistance du lendemain n’a été parfai-tement assurée la veille. Yoilà comment j’aiadministré avec mes coopérateurs au comitédes subsistances ; telle est la vie douloureuseque nous avons menée pendant trois mois ;au reste on peut, Messieurs , se rappeller cestemps sans amertume et même avec conso-lation , en pensant que, dans ce moment ,les demandes que nous avions faites dans lenord , une moisson abondante, et les soinsassidus de M. de Yauvilliers et de son dépar*