Band 
Tome second.
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C)8 EXPOSÉ

les raisons solides qui, parmi les effets pré-tendus de cette action, nous ont fait rejeterabsolument la cure des maladies. La natureagit en même temps que le remede ; on nesait si le soulagement appartient au remedeou à la nature. La nature guérit quelquefoissans remede : comment se convaincre del’existence d’un remede invisible, par desguérisons que la nature peut opérer sanslui? Nous avons donc été forcés de nous bor-ner à observer l’action physique du fluideopérant sur l’économie animale, des chan-gements momentanés. Mais alors, Messieurs,nous sommes entrés dans un dédale de dif-ficultés. Si les premières causes de la naturesont simples, les derniers résultats sont leproduit d’une vaste complication. L’hommene fait pas un mouvement qui ne puisse êtredû à une infinité de causes. Etre moral etphysique, ses affections , ses maux, sesmouvements, dépendent autant de sa penséeque de l’irritabilité de ses organes. Les ex-périences que nous avons faites sur nous-mêmes nous ont fait reconnoître que, lors-qu’on détourne son attention , il n’y a plusaucun effet. Les épreuves faites sur les ma-lades nous ont appris que l’enfance, qui