SUR t/HÔTEL-DIEU. 145
bre moyen des malades , 1600 , comme unélément positif fixé d’une maniéré précise ;et on voit que les lettres-patentes qui éva-luoient ce nombre à 2600 , étoient fondéessur une évaluation assez exacte.
Il en résulte que rHôtél-Dieu doit être ca-pable. de recevoir au moins 2Ôoo malades.
Cependant un hôpital construit dans unegrande ville, dans la capitale d’une nationpuissante et sensible, ne doit pas être réglésur le nombre moyen , mais sur le plus grandnombre des malades qui peuvent s’y présen-ter. Il faut songer aux années, aux saisonsoù. les maladies sont fréquentes , et où lesmalades abondent à l’hôpitaL Ces saisonscalamiteuses se renouvellent dans des pério-des assez courtes : on doit avoir des res-sources prêtes lorsqu’elles arrivent, et ne sepas mettre volontairement dans la nécessitéd’entasser les malades , d’introduire dansl’hôpital le mal-aise , la mal-propreté, l’insa-lubrité , lorsque la mort fait le plus de rava-ges , et de rendre les secours plus difficileslorsqu’ils sont plus nécessaires. Le nombredes malades d’une ville est proportionné aunombre des habitants ; et quoique le nombredes pauvres ne soit pas dans le même rap-
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L’ilôtel-Dieu doitêtre d’abordcapable darecevoir canombremoyen.
Néüessitâd’y recevoirau moina4000 mala-des.