RAPPORT
ai 6
où elle est seulement d’une sur 128. A l’égarddeshôpitaux, on trouve que l’hôpital britan-nique à Londres, dans 32 années comparées,n’a perdu qu’une aecouchée sur 5 i. Un au-tre hôpital de cette ville offre même une mor-talité infiniment moindre, il ne perd qu’uneaccouchée sur i 3 i.
La conser- C’est à ces résultats que l’on pourra corn-femmes en- P arer l a perte de l’Hôtel-Dieu , lorsque lescemtes me- registres seront ouverts et que cette perte
rite toute 0 1 r
l’attention sera connue. Mais ce que nous devons ob-
du gouver- , , i r
neinent. server, c est que le traitement des femmes encouche, à l’Hôtel-Dieu, mérite toute l’atten-tion du gouvernement. Ge n’est point un ob-jetssde peu d’importance : depuis 1712 jus-ques et y compris 1785, en soixante-treizeans, on a baptisé à l’Hôtel-Dieu 1 02355 en-fants : c’est 1402 par an. Le nombre des ac-couchées est plus considérable ; il faut yajouter toutes les femmes dont les enfahts ,morts en naissant, ne sont point baptisés ;et ce nombre peut être assez grand, parce-rque les travaux des femmes du peuple les ex-posent à être blessées. M. Tenon a trouvéqu’à Londres le nombre des enfants mortsen naissant est à celui des naissancescomme 1 est à 3 i. On peut donc croire que,