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sur l’iiôtel-iueij.
pâroisses seroient-ils reçus ? il faut cepen-dant qu’ils le soient. La ville, le chef-lieudes habitations, doit avoir des secours pourtoutes ses dépendances. Il faut donc quePa-ris ait d’autres secours que ceux des parois-ses , et un hôpital ouvert pour les pauvresdes campagnes. Seconde raison qui nécessiteun hôpital commun.
Suivant le témoignage de MM. les curés , jn- raison*il est des hommes humiliés de leur pauvreté,des hommes que des revers ont conduits àlarnisere, qui vont comme inconnus à l’Hôtel-Dieu , et qui rougiroient d’être vus à l’hos-pice. Une malheureuse fille, honteuse de safoiblesse, iroit-elle à l’hospice de sa paroisse?
Il faut, sur-tout dans ce dernier cas, favo-riser le désir de se cacher, qui est un restede mœurs ; il faut tendre une main secoura-ble àla foiblesse, pour empêcher les crimes.
Cette considération appartient à la politiquecomme à la morale. Toutes les naissances àl’Hôtel-Dieu ne sont pas sans doute illégiti-mes ; mais.il s’agit, année commune, de1402 enfants qui naissent pour l’état (1), et
(1) Depuis 1712 jusqu’en 1785, il a été baptiséà l’Hôtel-Dieu 1 02355 enfants. Ce relevé a été faitsur les états de baptême de la ville de Paris.