3o3
SUR l’hôtel-dief.
établir que sur le nombre moyen. Or, cenombre est de aôoo ; et il est aisé de voir sil’Hôtel-Dieu est en état de les entretenir.Nous avons dit que, dans l’hospice de S.Sulpice, les malades ne coûtent que dix-septsous par jour, compris tous les frais de ser-vice. Si, dans un grand hôpital de 2,\îoo ma-lades , les abus sont plus coûteux, il y aaussi plus de ressources pour l’économie;et, en supposant que les malades y doiventcoûter vingt sous, nous leur attribueronsune dépense plus que suffisante. Cette éva-luation est conforme à celle des lettres-pa-tentes du 22 avril 1781. Or, suivant l’état derecette et de dépense présenté au roi en 1773,par MM. les administrateurs ( 1 ), l’Hôtel-Dieu paroît avoir de revenu net 1022520I. (2),ce qui fait environ 2801 liv. à dépenser parjour pour le soin des malades ; et, en suppo-sant qu’ils coûtent 20 sous, cet hôpital peuten défrayer 2800 , c’est-à-dire beaucoup plusque le nombre moyen. Et il faut encore ob-
(1) Récit de ce qui s’est passé, tendant à la con-
struction d’un nouvel Hôtel-Dieu, 1778, pag. 161,et supra. j
(2) Supra, pag. 2 . 5 j.