3o5
SUR i’HÔTÈL-DIEÏÏ.
avec goût, pour conserver le caractère dumonument, ne seraient pas coûteux.
Nous croyons d’ailleurs qu’on pourroitépargner beaucoup sur ces constructions,en retranchant une partie des accessoires,qu’on a regardés jusqu’ici comme nécessai-res. L’HÔtel-Dieu a sa boulangerie , sa bou-cherie, sa buanderie. Ce seroit infinimentmultiplier les êtres et sans nécessité, qued’en établir également pour chacun des qua-tre hôpitaux. Il faudrait, si on vouloit abso-lument continuer ce service , placer toutesces dépendances de l’Hôtel-Dieu dans unemaison , telle que Scipion , où se fait le painde l’hôpital général. Mais nous croyons quel’administration de l’Hôtel-Dieu auroit beau-coup à gagner sur sa dépense annuelle , enmettant à l’entreprise les fournitures de painet de viande. L’administration, dans cesmarchés , voit et sait ce qu’elle fait ; les prixde la ville sont connus : on peut apprécierles rabais que permet une grande fourni-ture ; et les marchés peuvent être faits, re-nouvellés avec une économie satisfaisante.En ayant une boucherie et une boulangeriepour son compte, on ne peut épargner quele gain des fournisseurs ; et ce profit doit
V
U y a d’ail-leurs plu-sieurs
moyens d’é-conomie.On peut re-trancher laboulangerieet la bou-cherie.