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1 (1866) Savants de l'antiquité : Thalès, Pythagore, Platon, Aristote, Hippocrate, Theophraste, Archimède, Euclide, Apollonius, Hipparque, Pline, Dioscoride, Galien, Ptolémée et l'école d'Alexandrie / par Louis Figuier
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GALIEN

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ils pouvaient, à bon droit, se glorifier de remonter plus hautquHippocrate . On navait donc aucune raison de leur con-tester un avantage qui ne suffisait pas à beaucoup les recom-mander comme médecins. Toutefois, ils valaient un peu mieuxque les Empiriques modernes, dont le nom est synonj-mede charlatans et qui ont pour unique objet de débiter leursdrogues.

Chez les Grecs et les Romains, particulièrement à lépoquedont nous parlons, les Empiriques étaient de véritables méde-cins, qui, pour rejeter dune manière un peu absolue la partiethéorique de lart, ne laissaient pas de guérir des malades.Ils bannissaient le raisonnement de la médecine, ny laissantautre chose que lexpérience : cétait la moitié de la doctrinehippocratique ! Selon eux, les connaissances fondées sur lexpé-rience étaient celles qui devaient le moins induire en erreur. Dureste, un véritable empirique consultait lexpérience des autres,aussi bien que la sienne propre. Il collectionnait pour son usageune description des différentes maladies et de leurs cures, pourrégler sa pratique en conséquence. On voit bien quil y avaitun peu de réflexion, et même de ce raisonnement que \es Empi­ riques déclaraient avoir en horreur. Cétait donc un systèmetrop absolu, comme beaucoup dautres, et qui, sans le savoir,corrigeait ses propres vices par ses contradictions.

La recherche des moyens curatifs était le principal objet desEmpiriques. En ne craignant pas de multiplier des tentativeshasardées, dont les malades seuls couraient les risques, ils ontdécouvert et conservé à la médecine plusieurs médicamentsvraiment utiles.

Tel est le désordre scientifique au milieu duquel le jeuneGalien eut à chercher sa voie, lorsquil commença, à lâge dedix-neuf ans, létude de la médecine.

Il eut pour maître danatomie Satyrus, et pour guide enmédecine lhippocratiste Stratonicvs. Il suivait aussi les leçonsdun fougueux empiriste, Escltrion. Il sadressait, on le voit,aux systèmes les plus opposés.

Pendant trois ans il flotta ainsi, ballotté entre des écolesantagonistes, cherchant inutilement à retrouver sa route dansce conflit de sentiments divers.

Galien avait vingt et un ans lorsque son père vint tout à